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charme abbaye maumont   21° dimanche T. O.    B

   Jn. 6, 60-69                                              

  Quelles paroles attendons-nous lorsque des décisions importantes sont à prendre ? Qu’est-ce qui peut déterminer nos choix ? Des faits, des propos, des attitudes nous scandalisent. « Parole dure » comme certains de ses disciples le pensent et le disent de celle de Jésus en se détournant de lui. « Qui peut l’entendre ? » se demandent-ils encore. Là est l’essentiel.

  Une parole qui nous conduit vers ce que nous n’avions pas prévu, en effet, qui peut l’entendre ?

    Nous avons tous nos projets et le plus souvent ils sont bons et portent du fruit. Mais nous savons que nous sommes faits pour plus grand que ce que nous pouvons imaginer. La réponse que nous pouvons donner nous vient de plus loin que nous. Nous ne sommes pas autosuffisants et combien les échanges avec d’autres peuvent changer notre optique, modifier, nuancer notre approche, influencer positivement nos choix. Les entendre vraiment et prendre du recul pour réfléchir, c’est devenir pleinement humain. Sans les autres, je ne construis rien qui tienne.

  Quelles sont nos priorités ? Celles qui nous font nous orienter d’un côté plutôt que d’un autre ? Regardons autour de nous, et peut-être en sommes-nous, qui se démarquent d’un modèle tout fait. Face à ce qui nous déconcerte, nous ne sommes pas sans ressources. Creusons en nous le puits qui capte la source de vie.eau abbaye maumont

C’est justement une parole de Jésus sur la Vie qui fait fuir ses disciples. N’est-ce pas étrange ! Ne pas « entendre » une parole de Vie !!!! Simon-Pierre aura, malgré lui peut-être, inscrit à jamais des lettres en or pour des générations : « Seigneur, vers qui irions-nous. Tu as des mots de vie éternelle. » (trad. lit.)

   Un moine  de Tibhirine avait rédigé cette phrase de Pierre sur sa valise au moment où il était tenté de quitter l’Algérie au moment où le danger se rapprochait. Il relisait la phrase chaque jour, et…il resta ! Jusqu’au bout du don de lui-même.

                                  Ces quelques mots de Pierre nous laissent en chemin, font de nous des marcheurs, des arpenteurs de cimes escarpées. Souvent pris entre rester et partir, entre le déni et la révolte, entre la colère et le consentement, nous sommes libres de poser nos fondements.

   Comme l’exprime si bien le poète Paul Valéry : « Le vent se lève !… il faut tenter de vivre ». N’est-ce pas d’actualité dans notre monde actuel, avec la pandémie qui suscite tant d’agitation de masse ? Qui va entendre le message de cet épisode qui nous touche tous ? Comme nous le disons au dernier Office de la journée (Complies) : « Laisse monter vers toi, Seigneur, le cri de notre terre pour l’accueillir dans ton silence ! »

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