• Cisterciens
    bernardgabriella

    Les Cisterciens

    A Cîteaux en Bourgogne fut fondé le premier monastère cistercien au 12ème siècle par trois bénédictins, Saints Robert, Albéric et Etienne. Des Sœurs firent de même à l'abbaye de Tart. La simplicité est une valeur qui leur est importante.
    La mesure d'aimer Dieu, c'est d'aimer sans mesure
    Saint Bernard

Abbaye Notre-Dame de Cîteaux

Un jeune s'engage

Un jeune s'engage à Cîteaux

V-M.com : Cher f. Marie-Joseph, tu avais déjà répondu à Vie Monastique lors de ta prise d’habit et notre entretien avait porté surtout sur ta vocation. Maintenant, tu viens de faire profession, qu’est ce que cette démarche représente pour toi ?

F. Marie-Joseph : Elle représente un don de moi au Seigneur ; je lui donne une place plus importante dans ma vie.

V-M.com : Plus importante ? Ne lui donnes-tu pas toute la place ?

F. Marie-Joseph : J’essaie ; j’aimerais beaucoup lui donner toute la place. Du moins, ma profession signifie que la place que je lui donne est reconnue par l’Église.

V-M.com : Ton entrée au noviciat, il y a deux ans, avait marqué le commencement de ta vie monastique. Quelles découvertes as-tu fait durant ce temps ?

F. Marie-Joseph : J’ai découvert que je ne suis pas patient !

V-M.com : C’est certainement une découverte ! Mais sans doute il y en a eu d’autres plus positives concernant, par exemple, ce lieu où s’exerce la patience : la vie fraternelle ?

F. Marie-Joseph : Je connaissais déjà une sorte de vie communautaire, puisque je faisais partie d’un groupe de prière, mais ce n’est pas pareil. La vie communautaire que nous menons est plus intense. Elle est plus belle, mais plus exigeante : il faut accepter l’autre tel qu’il est en essayant de le voir en profondeur, sans trop s’arrêter aux apparences.

les jeunes profes oct 2011

 

V-M.com : Il faut donc creuser.

F. Marie-Joseph : Oui creuser ! Cette idée m’a suivi durant toute cette retraite où je me suis préparé à la profession. Il faut bâtir sur le roc et non sur le sable. Dans saint Luc il est dit qu’il faut creuser profond : avoir foi en la parole de Jésus.

V-M.com : Autre chose t’a marqué durant ton noviciat ?

F. Marie-Joseph : Oui, découvrir la richesse de la Parole de Dieu, ne pas m’arrêter au premier sens, mais interroger le texte, me laisser interpeller par les mots. Il en est de même pour les autres textes. Ainsi avec f. Michel, on voit la « Lettre d’Or » de Guillaume de saint Thierry. C’est un texte qui me parle : cette lettre me dit qu’il faut toujours aller de l’avant.

V-M.com : Et encore ?

F. Marie-Joseph : Les différentes sessions que nous avons eues m’ont appris à aimer l’Église, notre Mère, à connaître certains textes qui sont importants pour notre foi. Je me souviens avoir pris conscience lors de ma première retraite ici, de l’importance de l’œcuménisme. Depuis, j’ai toujours une prière pour l’unité de l’Église.

Une sortie faite avec le noviciat m’a également marqué. On avait été voir les anciens manuscrits de Cîteaux. Admirer de près ces textes écrits et illustrés par des moines, ces manuscrits dont les pages ont été tournées par des générations, est émouvant 

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