Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

jmclibrededroit0185LE SAINT-SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST (Année C)

Lc. 9, 11-17                                                      

   Manger est le propre de tout vivant.

  Nous le savons d’expérience.

  Les évangiles nous rapportent à plusieurs reprises le rassasiement de foules nombreuses par Jésus.

   Que pouvons-nous y lire ?

   Jésus est plus grand que l’équité, sa balance est celle de la démesure, cette démesure étant la balance de son amour.

  Ces foules ne font-elles pas penser à ce que la pianiste autrichienne Magda von Hattingberg écrivait à Rilke : « Les gens revendiquent quelque chose, au lieu d’être là, comme le soleil ou un arbre en fleur : comme un paysage qui laisse les gens grandir, sans leur demander : ‘ Qu’avez-vous à me donner en échange ?’ »

   jmclibrededroit0135N’est-t-il pas le lieu de Dieu, ce paysage qui laisse grandir sans obsession d’échange et d’équité ?

   Pour Jésus, l’urgence du Royaume de Dieu mobilise toutes ses énergies. Tout ce qu’il dit, tout ce qu’il fait est orienté vers cet unique but. Pas pour demain, mais dès aujourd’hui en toute détresse humaine.jmclibrededroit0189

   En célébrant l’Eucharistie, nous confessons cette Présence constante à nos existences humaines de Celui qui en assume tous les aspects.

   C’est ce que chante si bien la prière de Marion Muller-Colard : « Je connais un Christ de chair, qui se penche vers la terre. Je connais un Christ de sang, qui n’a pour loi que le vivant. Je connais un Christ qui s’inscrit dans la terre pour l’éternité ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *