• Carmélites

    Les Carmélites

    Aux 12ème siècle, s'inspirant du prophète Élie, des ermites vivent dans les grottes du Mont Carmel, insistant sur la prière. Au 16ème siècle, Sainte Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix fondent les Carmes déchaussés.
    Aimer, c'est tout donner et se donner soi-même
    Sainte Thérèse de Jésus

Carmel de Verdun

"Réjouissez-vous avec moi !"

soeur du carmel verdun« Réjouissez-vous avec moi ! »  Lc 15, 6.9

Voici qu'il nous est donné de vivre en Église l’année de la Miséricorde où tous nous sommes appelés à franchir la «porte de la Miséricorde». C’est par cette  porte de la miséricorde que s’est élargi mon chemin...


C’est lors de ma 1ère confession que j’ai découvert l’Amour fou de Dieu pour moi. J’avais 8 ans, maman m’y avait préparée et j’avais le cœur gros "d’avoir fait de la peine à Jésus"

Quand j’ai reçu Son pardon par l’intermédiaire du prêtre, j’ai été envahie d’une immense joie que je ne puis décrire, cette joie a le même parfum, la même saveur, le même écho dans mon cœur que celle des paraboles de la miséricorde dans l’Evangile, scandée par le refrain: "réjouissez-vous avec moi " " il y a plus de joie au ciel pour la conversion d’un seul pécheur" (Lc 15,7.10) ; joie donc qui est toujours présente en moi quand je fais mémoire de cet instant : non seulement Jésus m’aimait, de cela j’en étais sûre, mais Il m’aimait malgré tout ce que j’avais fait ! Enfin, ce n’était pas des crimes seulement des péchés d’enfant… J’ose dire aujourd’hui "à cause de cela", Il est venu me rejoindre dans ma misère, dans mon état de pécheur, Il est venu m’y chercher par Son Amour. Il m’a tendu la main par Son pardon.

anna and Mister GodOui, Il m’aimait, Il m’aime telle que je suis, d’un amour unique. Comment ne pas déborder d’action de grâces ! Comment Lui "rendre tout le bien qu’Il m’a fait"(Ps 115, 12) ? Et je me suis dit : comment traduire ma reconnaissance, ma gratitude, mon amour pour Lui si ce n’est à mon tour en me donnant totalement à Lui pour répondre à Son Amour Sauveur ; L’aimer et le faire aimer et  révéler à tous que chacun est aimé d’un amour unique débordant de miséricorde. Son bonheur à Lui est que nous soyons sa joie ! Comme dit le livre des Proverbes 8, 31 "Il met ses délices à être avec les enfants des hommes". Ce fut donc là, le début de ma vocation.

C’est pour moi une expérience, un chemin qui ne cesse de s’approfondir, de se creuser. Miséricorde du Père d’une part, ma misère de l’autre : deux abîmes qui s’appellent et ne cessent de s’attirer, de se donner l’un à l’autre. J’y reçois beaucoup, ce que je suis, ce que je deviens, je reçois tout de Sa grâce ! Assise à la table des pécheurs, en mendiante.

Ma vie au Carmel me permet de chanter sans cesse les miséricordes du Seigneur ! Car "les miséricordes du Seigneur ne sont pas épuisées, elles sont neuves chaque matin, grande est Sa fidélité" Lm 3, 22. C’est une vie toute simple, toute donnée par Amour – toute donnée dans l’Amour – toute donnée à l’Amour pour vivre par Lui, avec Lui et en Lui, pour tous nos frères et sœurs en humanité. C’est vivre sous le Visage, le regard du Père dans le silence – la solitude – le retrait, pas pour fuir le monde, mais au contraire pour être au cœur du monde.

Ma vie de carmélite est une présence à la Présence et voudrait être un témoignage :
je me tiens à la Source pour y boire, recevoir l’Amour du Christ et Le déverser, Le donner à tous et donner à boire au Christ par mon humble amour, Lui qui ne cesse de me dire "j’ai soif " Jn 19, 28 ;  je suis là devant Lui pour tous, sous ce Visage de la Miséricorde pour rejoindre tout homme, toute femme là où il est, là où il en est, par la prière ; ainsi personne n’est exclu ! Je désire révéler et dire à chacun "tu es aimé tel que tu es" ; je suis là par pure gratuité – pour la Beauté du Seigneur – pour ce qu’Il EST essentiellement  AMOUR – MISERICORDE.

Tous les Saints du Carmel spécialement petite Thérèse, Thérèse d’Avila, n’ont cessé de chanter les miséricordes du Seigneur et avec Marie qui a chanté "sa miséricorde s’étend d’âge en âge" dans son Magnificat, je nous invite à ouvrir:
- la porte de nos cœurs pour accueillir, laisser germer et fleurir la Miséricorde du Seigneur
- la porte de nos lèvres pour chanter ensemble les miséricordes du Seigneur "car éternel est Son amour" (Ps 135)

OUI,  "je chanterai sans cesse et sans fin,  les miséricordes infinies du Seigneur " ! Sr R.

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