• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Monastère Ste Scholastique d'Urt

Questions/Réponses des bénédictines d'Urt

vie monastique - bénédictine d'urtSomme toute, vous êtes enfermées ! comme dans une prison ! et à vie par-dessus le marché !

Ce n’est pas sous l’angle d’un « enfermement à vie » dans un même lieu que je regarde ma vie. J’y vois une mystérieuse attirance vers Dieu, une histoire d’amour avec le Seigneur Jésus.

Je suis venue librement pour répondre à un appel intérieur. 40 ans après, je suis de plus en plus convaincue que Dieu seul peut me combler en vérité et en profondeur.



Mais vous êtes coupée du monde ! Ce n’est pas une fuite d’une certaine manière ?

Coupées du monde, non, au contraire ! Nous le portons dans notre cœur et notre prière. Notre « mise à l’écart » nous permet d’être plus présente au monde et lui à nous, grâce au recul que nous avons par rapport à lui. Nous nous sentons aussi terriblement solidaires de ce monde, parce que toutes les passions, bonnes ou moins bonnes qui habitent tout homme habitent notre propre cœur.

Renoncer à toute relation sexuelle … c’est contraire à la nature !

Ca ne me paraît pas contre nature, mais un don de la grâce de Dieu dont je dois avoir conscience que je le porte dans un vase d’argile. C’est une question de choix préférentiel  : s’attacher au Christ, comme à l’unique objet de notre amour, et cela de manière radicale et inconditionnelle, nous entraîne à renoncer à toute relation sexuelle, mais non pas à ne pas aimer, bien au contraire ! car notre cœur est fait pour aimer, et pour aimer passionnément.

Au fond, qu’est-ce qui vous rend heureuses ?

Il faut passer du « quest-ce qui » au « qui » : le Christ Jésus, celui qui m’a aimée le premier et qui me fait la grâce, jour après jour, de vivre en communion avec lui, dans cette intimité d’amour. Bien sûr, cela se vit dans la foi !

Mais il y a sûrement des jours où vous êtes tentées de tout plaquer parce que vous en avez marre !

On n’est pas à l’abri de cette tentation. Mais il faut se dire qu’on ne serait pas dans la condition humaine normale et universelle si notre vie quotidienne n’était traversée de hauts et de bas, de moment lumineux et douloureux. La seule chose à faire ces jours-là : s’accrocher au Christ et s’abandonner à lui en toute confiance : il est fidèle et ne nous lâchera pas.

Tout de même, s’engager pour la vie !

Ca ne me fait pas peur, parce que je sais en qui j’ai mis ma foi. Celui pour qui je me suis engagée, le Christ, s’est engagé, lui, le premier envers moi. Ma fidélité que j’ai à bâtir jour après jour repose et est fondée sur celle de Dieu.

questions réponses bénédictines d'Urt Comment il faut s’y prendre pour prier ? C’est difficile !

Est-ce que c’est difficile d’aller voir quelqu’un qui vous attend avec impatience, qui vous aime et que vous aimez ? La prière, c’est de cet ordre. Prier n’est pas difficile comme un exercice de maths ou comme une dissertation philosophique. Mais prier est un combat parce que cette rencontre et ce dialogue d’amour se fait dans la foi.

Pour apprendre à nager, il faut se jeter à l’eau. De même, c’est en priant qu’on apprend à prier.

 Est-ce que vous ne doutez pas parfois de l’existence de Dieu ?

Douter de son existence ? Mais tout nous parle de Lui !

Pourtant, ça peut arriver. Les plus grands saints ont eu des doutes.

Mais il y a plusieurs manières de douter de Dieu. Quand par exemple on se décourage face à l’avenir ou face à sa propre pauvreté, on doute de l’existence de Dieu, parce qu’on n’a pas assez de foi pour reconnaître sa présence au milieu de nous et sa grâce qui agit surtout dans la faiblesse.

 Quand on est jeune, comment savoir à quoi et où on est appelé ?

ça ne se fait pas du jour au lendemain … Il faut prier, demander à Dieu d’éclairer le chemin. Petit à petit, à travers les circonstances et les moindres détails de la vie, on s’aperçoit qu’on est conduit. Il faut aussi se faire accompagner par quelqu’un qui nous aidera à discerner ce que Dieu attend. Un signe qui ne trompe pas quand on est là où Dieu nous veut, c’est la paix intérieure et la joie.

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