• Carmélites

    Les Carmélites

    Aux 12ème siècle, s'inspirant du prophète Élie, des ermites vivent dans les grottes du Mont Carmel, insistant sur la prière. Au 16ème siècle, Sainte Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix fondent les Carmes déchaussés.
    Aimer, c'est tout donner et se donner soi-même
    Sainte Thérèse de Jésus

Carmel Notre-Dame de Surieu

La Sainte Trinité

carmel de surieu - La Sainte TrinitéDimanche 11 juin - Solennité de la Trinité

Horaires de la Messe et des Offices monastiques en page d'accueil du Carmel de Surieu

Se souvenir sans cesse de Dieu est bon,
et l'âme qui aime Dieu n'en est jamais rassasiée

Mais parler de Dieu est audacieux : la parole ne traduit que bien faiblement ce qu'on a dans l'esprit. Bien que notre désir d'aimer Dieu diffère de l'un à l'autre, personne n'est si aveugle ou ne s'abuse lui-même au point de croire qu'il est parvenu à le saisir parfaitement. Au contraire, plus on est avancé dans la connaissance de Dieu, plus on ressent profondément son impuissance.

Tel était Abraham, tel aussi était Moïse : alors qu'ils pouvaient voir Dieu, autant du moins qu'il est possible à l'homme, l'un comme l'autre se faisait le plus petit de tous ; Abraham se nommait "terre et cendre", et Moïse se disait de parole malhabile et lente. Il constatait en effet, la faiblesse de sa langue à traduire la grandeur de Celui que son esprit saisissait. Nous parlons de Dieu non pas tel qu'il est, mais tel que nous pouvons le saisir.

carmel de surieu - La Sainte TrinitéQuant à toi, si tu veux dire ou entendre quelque chose de Dieu, contemple la divine nature : elle est là, immuable, sans changement, simple, indivise, lumière inaccessible, gloire éclatante, bonté désirable, beauté inégalable qui s'empare fortement de l'âme qui en est blessée, mais que celle-ci ne peut traduire en paroles adéquates.

Là est le Père, le Fils et le Saint-Esprit : nature incréée, majesté souveraine, bonté par essence. Le Père est le principe de tout, la cause de l'être de ce qui est, la racine des vivants. Il est Celui dont coule la Source de la vie, la Sagesse, la Puissance, l'Image parfaitement semblable du Dieu invisible : le Fils engendré du Père, Verbe vivant, qui est Dieu, et tourné vers le Père. Par ce nom de Fils, nous apprenons qu'il partage la même nature : il n'est pas créé par un ordre, mais il brille sans cesse à partir de sa substance, uni au Père de toute éternité, égal à lui en bonté, égal en puissance, partageant sa gloire.

Et quand notre intelligence aura été purifiée et rendue à la pureté de sa création, elle verra alors l'Esprit-Saint, là où est le Fils et où est le Père. Cet Esprit, étant de même essence selon sa nature, possède lui aussi tous les biens : bonté, droiture, sainteté, vie. De même que brûler est lié au feu et resplendir à la lumière, ainsi on ne peut ôter à l'Esprit-Saint le fait de sanctifier ou de faire vivre, pas plus que la bonté et la droiture (Basile de Césarée, Homélie sur la foi).

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