• Dominicaines

    Les dominicaines

    Les Sœurs dominicaines soutiennent la prédication des frères par leur prière. Offrant à ceux qui le désirent un lieu de prière et de silence, leurs communautés sont elles-mêmes une prédication.
    Que le Christ soit fixé dans leur coeur, Lui qui pour tous a été fixé sur la croix.
    Constitutions des Moniales de l'Ordre des Prêcheurs

Monastère de sainte Marie-Madeleine

Témoignage de Claire après sa semaine monastique à Saint-Maximin

Nous étions quatre jeunes femmes pour ce séjour de découverte de la vie monastique au monastère de Saint Maximin.

En arrivant, j'ai été saisie par le cadre, la grande paix qui y régnait, ainsi que l'omniprésence de la beauté : allées fleuries, locaux sobrement ornés...

J'ai découvert le silence, qui permet de demeurer en dialogue avec le Seigneur et de vivre en sa présence. Les repas en silence étaient l'occasion de nourrir également nos intelligences avec des enregistrements de conférences données par des frères dominicains.

Nous avons eu des temps de découverte de la Lectio Divina avec une sœur. Ce fut pour moi un émerveillement devant la profondeur de la Parole de Dieu, sa richesse et sa grande cohésion interne, son actualité.St max083 petit

Nous nous sommes également rendu compte que la vie monastique consistait en un équilibre entre contemplation, vie intellectuelle et vie manuelle. Nous avons pu partager des temps de travail au jardin avec des sœurs en clôture. Débroussailler, scier des troncs d'arbres, rien de tel pour vous défouler et donner au corps ce dont il a besoin !

Nous avions également la chance d'être accompagnées individuellement par une sœur. Échanges en profondeur sur la réalité de la vie monastique et sur l'appel du Seigneur. Nous pouvions aussi passer 24 heures en clôture, ce que je n'ai pas osé faire...

Nous sommes retournées chez nous pour le deuxième dimanche de Carême avec l'impression de devoir descendre du Mont Thabor ! J'ai été durablement et profondément marquée par la joie, la simplicité et la grande chaleur de l'accueil des sœurs cette semaine.

Claire

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La vocation de sr Marie-Dominique

sr marie dominiqueJe viens d’une famille catholique qui va à la messe le dimanche. L’année de ma première communion, vers l’âge de neuf ans, j’ai vraiment découvert Jésus et son amour pour moi. La religieuse qui nous faisait le catéchisme me faisait pressentir le bonheur de donner sa vie à Dieu. Aussi je disais que je voulais devenir sœur, mais c’était plutôt mal perçu par ma famille. Je n’y pensais plus.

Et puis en année de première, un garçon (qui pensait au séminaire) m’a dit que j’avais une tête de bonne sœur. Ce n’était pas vraiment un compliment, même venant de lui et j’étais vexée ! Mais cette moquerie a cheminé en moi. J’avais reçu le sacrement de confirmation l’année d’avant et la grâce devait travailler en moi. Je me suis dit qu’il fallait vérifier que le garçon se trompait bien, et pour cela, j’ai décidé de prier tous les jours dix minutes pour demander à Dieu son avis. Je faisais cela en cachette pendant la pause de midi. C’était dur, je ne savais pas prier ! Peu à peu cela a porté du fruit, le Seigneur a parlé à mon cœur, il m’a enflammée de son amour. Donner ma vie à Jésus devenait évident et désirable. Et tout de suite, si possible ! Je voulais lui appartenir tout entière, me donner à lui pour l’aimer et recevoir son amour. Je voulais être moniale cloîtrée pour un don radical et sans retour. La question était : où ? Je n’y connaissais rien. J’ai donc continué mes études en attendant de voir…. Un soir, en sortant de la messe, je vois une sœur en blanc  et je suis fortement poussée à lui parler. Elle était là « par hasard » pour un rendez-vous médical. Je venais de rencontrer une moniale de l’Ordre dominicain ! J’avais le cœur qui battait à toute allure ! Elle m’a donné des renseignements et des adresses. J’ai fait plusieurs stages à l’hôtellerie du monastère, puis en clôture. J’ai vu une autre communauté. Je disais au Seigneur : Montre-moi avec un signe énorme que c’est bien là ! Et aucune réponse ne venait. J’ai réfléchi et je me suis dit : tu es heureuse et en paix, tu te sens à ta place, qu’est-ce qu’il te faut de plus pour comprendre que c’est là ? Et j’ai demandé à entrer.

Sr Marie-Dominique

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Témoignage de Sr Maguelone

sr Maguelone petitNée d’une maman issue d’une famille pratiquante, ayant fait beaucoup de scoutisme et d’un papa athée, (aujourd’hui tous deux à fond dans leur foi !), le choix est fait, pour des raisons de bonne éducation, de me mettre dans une école tenue par des sœurs dominicaines. Tout ce que nous recevons tant au niveau scolaire, qu’au niveau humain et religieux est teinté d’une touche d’excellence.

La petite fille, puis jeune-fille, pleine de vie, que je suis, accueille tout cela avec facilité et beaucoup de liberté, ce qui se traduit en apparence par l’indiscipline. Mais le Seigneur façonnait le fond du cœur !

En classe de seconde, il y eut l’habituel pèlerinage du Rosaire à Lourdes auquel nous étions obligées de participer depuis la sixième. Pour la première fois, nous étions au service des malades. Une question jaillit en moi lors d’une messe, en voyant toute cette foule, avec tous ces malades et toutes ces personnes à leur service : « il y a une force d’amour qui dépasse l’homme : et si c’était Dieu ? ».

A la fin de la messe, proposition nous est faite de voir une vidéo sur les piscines. Tête brûlée, je demande à m’y rendre directement.

Là, alors que je me demande vraiment ce que je fais ici, une prière jaillit en moi : « Seigneur, si tu existes, je suis encore plus malade que tous ces malades, guéris-moi ! »

La réponse est immédiate. Plongée dans la piscine, je m’effondre en sanglots : « Dieu est amour, il a donné sa vie pour les hommes, moi aussi je veux donner ma vie ».

Mais cela ne signifie pas pour moi, à ce moment-là, la vie religieuse. J’aime la vie, j’aime l’amitié, j’aime tout vivre à plein, et je continue ainsi, miraculeusement conduite et protégée par la Providence.

Par contre, je commence à aller à la messe tous les dimanches et très rapidement tous les jours. Je découvre l’oraison, sans la nommer ainsi mais je m’y livre 2 heures chaque jour tout naturellement. Cette intimité avec Dieu, ce cœur à cœur, devient vital.

Et puis, je m’engage à  la chorale, au groupe de jeunes, tout cela chez nos frères dominicains. Bref, je passe une grande partie de ma vie au couvent !

Alors mes amis, athées, me demandent de faire un choix car ma nouvelle vie les fait trop souffrir. « C’est Dieu ou nous ». Comme il m’en a coûté mais ce fut Dieu sans hésiter !

Quelques mois après, suite à un week-end organisé pour les jeunes fréquentant les couvents dominicains, le Seigneur me fait comprendre très clairement, à travers un texte que j’étais en train de rédiger, qu’il m’appelle à être son épouse. Là encore aucune hésitation et pourtant que d’offrande, car après avoir voulu être journaliste et faire le tour du monde, je voulais me marier et avoir au moins 8 enfants !

Mais Dieu m’a saisie, je me donne à lui sans retour ! Peu de temps après, il me montre, via nos frères, le chemin du monastère. Je comprends que c’est à cette radicalité de vie que le Seigneur m’appelle. Son appel rejoint cette soif d’absolu qu’il avait déposée en moi.

Les occasions ne manquent pas de dire non et de m’engager sur une autre voie, mais Dieu sera le plus fort !

Donner ma vie pour l’annonce de la Parole, en la portant dans le silence et la solitude du cloître au sein d’une communauté, en la célébrant dans la liturgie, afin qu’elle soit proclamée à tout homme, que les cœurs s’ouvrent à elle, et que tout homme goûte le vrai bonheur, telle était bien ma vocation !

20 ans après, je témoigne que le Seigneur peut combler un être au plus profond et qu’il fait chaque jour toutes choses nouvelles !

Sr Maguelone

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