L'appel au Carmel

Dans la découverte de votre vocation y a-t-il eu une rencontre ou un lieu qui ont été déterminants ?

Une soeur donne son témoignage lors de sa profession

Sœur Claire : Comme lycéenne puis comme étudiante, la plupart de mes amis n’étaient pas croyants et mes études me semblaient très loin des valeurs de l’Évangile. Je sentais le besoin d’approfondir ma foi, je cherchais le sens de la vie et l’aumônerie m’a beaucoup apporté. Et puis un été, j’ai passé quelques jours au monastère bénédictin de Landevennec. J’ai prié avec force le Seigneur de me faire comprendre ce que signifiait Dieu est amour et Il a répondu en me faisant comprendre qu’Il était Quelqu’un, et qu’Il m’aimait d’une manière incroyable ! Cela a été comme un feu en moi et dès lors le désir de mieux comprendre cet amour et de me donner à Lui ne m’a plus quitté.

 

Sœur Marie : C’est également un monastère qui a joué un grand rôle pour moi. Lors de ma retraite de profession de foi, j’ai découvert l’abbaye d’Acey dans le Jura où pour la première fois je voyais des moines mener cette vie dont je rêvais : toute à Dieu, pour le monde. J’ai été frappée par la prière de la nuit : la beauté de la liturgie, en pleine nuit, au cœur d’un monde qui ne s’en doutait même pas ! La gratuité et la folie apparente de cette vie faisaient sens pour moi et m’ont séduite. Plus tard, j’ai trouvé un appui au Service des Vocations de mon diocèse. Là, je pouvais partager avec d’autres jeunes, dire quelque chose de l’immense bonheur qu’était pour moi ma vocation.

La communauté du Carmel à la chapelle lors de la profession

Pourquoi ce Carmel plutôt qu’un autre ?

 

Sœur Claire et sœur Marie : Cette fois, la réponse sera commune ! Pour chacune, Élisabeth était une grande amie, qui sans que nous l’aillons cherché, nous a conduites dans son carmel.

 

Et puis, il y a tout simplement le lieu : le silence et la beauté de la colline, de la liturgie, de la chapelle qui invite au recueillement, l’accueil à la fois discret et chaleureux des sœurs ; c’était vraiment le cadre idéal pour plonger, pour aventurer notre vie à la suite de Jésus, assurées de son Amour.

 

Soeur Marie au tissageAprès l’entrée au Carmel, comment le chemin se poursuit-il ?

Sœur Marie : Il y a d’abord un an de postulat qui est un temps de découverte, d’apprivoisement. Puis, deux ans de noviciat : en revêtant l’habit, on entre dans la famille du Carmel et on débute l’initiation à la vie d’oraison, on apprend à connaître le Seigneur et soi-même… Vient ensuite le temps de la Profession temporaire, engagement d’un minimum de trois ans pour approfondir les découvertes du noviciat et cheminer vers la Profession Solennelle où l’on s’engage pour toujours à suivre le Christ au Carmel.

 

 

 

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