Monastère Notre-Dame de la Sainte-Espérance

Jésus est le maître de l'impossible

30 mesnil propositionsOui, de moi-même, je ne pourrai pas grand-chose: ressasser une offense, rester sur les blessures reçues, "donner une paix fausse" (comme le dit saint Benoît) pour un semblant de réconciliation... La vie fraternelle, en communauté, m'invite à élargir l'éventail, heureusement !

Aller à la rencontre de celui, de celle que j’ai blessé(e) pour lui demander pardon, ou accueillir vraiment sa demande de pardon : chemin d’espérance. Croire à la possibilité du pardon, c’est croire en Celui qui est à l’œuvre en nos pardons. Et quand la démarche semble impossible, demeure la force de la prière, qui nous rend disponibles à l’action de Dieu : l’Esprit qui habite mon cœur en prière façonne aussi le cœur de mon frère par des voies que j’ignore mais qui déboucheront sur la Vie. Infailliblement. Car il est la Personne-Relation.

Le Christ, sur ce chemin difficile, ne me lâche pas: il meurt sur la croix en priant pour ses bourreaux, et, ressuscité, il envoie sur nous le souffle de la paix. Si je m'abandonne vraiment à Lui, aveuglément, alors le pardon pourra passer par moi. Si je Lui fais confiance, Lui saura me désarmer. Le plus difficile, finalement, n'est-il pas de renoncer à juger mon frère ?

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