• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

De petits gestes

jmclibrededroit0740La miséricorde dans notre vie monastique bénédictine ?

Elle passe surtout par de petits gestes et de petits signes. Peut-être même parfois par un petit coup de pouce fraternel, qui montre qu’on est présente à une Sœur qui est dans un moment plus délicat et qui témoigne d’une disponibilité, d’une présence. C’est toujours discret...

Nous avons eu pendant de longues années une ancienne abbesse, très éprouvée dans sa santé, elle ne marchait plus, vivait en permanence dans sa chambre d’infirmerie, dans un fauteuil où on l’installait, mais elle était très présente à toute la vie de la communauté. Sa chambre était disposée de telle sorte qu’elle pouvait suivre facilement tout ce qui se passait dehors : une grande partie des allées et venues quotidiennes de la communauté. Deux moments étaient particulièrement marquants :

jmclibrededroit0345- On pouvait facilement venir lui parler si on se posait des questions, nous étions sûres de son écoute, de sa discrétion, et d’avoir une bonne réponse. Pas forcément celle qui nous attendions, mais sûrement celle qui permettait de la quitter plus forte et plus paisible. Et l’entretien pouvait se terminer en vérité par la phrase qui arriverait invariablement : « Ma petite enfant, que le bon Dieu est bon, disons un Gloire au Père… » Être capable de faire en sorte que cette remarque devienne vraie pour celui ou celle qui frappe à notre porte ! Et qu’il nous quitte dans la joie et l’action de grâce ou au moins dans une paix plus grande !

- Nous étions novices et nous faisions les récoltes de fruits. Au retour, la remorque pleine des cageots de pommes, nous passions sous ses fenêtres, et elle admirait ce que nous rapportions. Aussi prenions-nous un chemin un peu plus long pour qu’elle puisse participer ainsi aux travaux de récoltes. Associer discrètement chacun selon ses possibilités à un travail et à une œuvre commune. Un regard complice et bienveillant peut rendre un travail moins lourd et le transformer en joie partagée.

Sr Chantal

 

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