• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Une autre saveur à la tisane...

jmclibrededroit1007Vivre la miséricorde dans une communauté monastique ne peut que passer par le Christ qui est « notre Lieu commun ». J’aime cette expression qui traduit la manière qui m’aide à être plus proche de mes sœurs. C’est bien le Christ qui nous a choisies chacune pour que nous soyons ensemble, dans ce monastère, aujourd’hui.

Nous n’avons pas la prétention d’être des spécialistes de quoi que ce soit. Je nous vois plutôt comme un laboratoire d’expériences. Bien sûr, il y des actes de miséricorde que nous pouvons poser chaque jour et que j’appellerai ordinaires parce relevant du simple bon sens. Mais je voudrais témoigner ici de miséricorde qui fait exception et dont j’ai été témoin émerveillé. Comme il arrive parfois dans les communautés, certaines peuvent avoir des relations difficiles, au moins pour un temps.

Un soir, deux sœurs qui étaient dans ce cas, se retrouvent au réfectoire. L’une était de service à la cuisine et l’autre n’avait pas eu de tisane puisqu’il n’y en avait plus. Avec un grand sourire, la sœur de cuisine a refait exprès de la tisane pour la sœur qui en avait manqué. Je devinais ce que cela pouvait représenter pour la première. A mes yeux, elle avait fait là un beau geste de miséricorde dont peu ont été témoins. Je sais que cela m’a beaucoup marquée, les faits remontant au moins à une vingtaine d’années !

Actuellement, c’est à mon tour d’être tributaire des soins de mes sœurs à l’infirmerie, suite à une opération sans gravité mais invalidante. Me voici donc dépendante. Tout s’est organisé pour que je puisse être aidée jusque dans les plus petits détails de la vie quotidienne. C’est bien la miséricorde sans faille de mes sœurs qui me permet d’être plus patiente qu’à l’ordinaire (!) et je découvre en chacune des richesses de bienveillance immense.

Oui, parler du quotidien, c’est parler aussi de la miséricorde qui ne peut se passer du quotidien. C’est sans doute cette miséricorde qui donne la joie d’aimer sans cesse au quotidien. 

Sr Catherine de Sienne

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