• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

"Disciples missionnaires" en vue de la MOISSON !

blés fleurs abbaye maumont   14° dimanche T.O. C

   Lc. 10, 1-12 .17-20

    Surprise heureuse dès les premiers mots de l’Évangile de ce dimanche : ils ne sont plus Douze mais « 72 ». Serait-ce la réponse à ce que nous avancions la semaine dernière : ceux qui se sont excusés auraient fini par répondre à l’appel de Jésus et invité d’autres à prendre la même direction ? Nous savons que Luc a reconnu en Jésus l’homme des grands espaces.

  « 72 » a une portée symbolique tendue vers l’universalité. Le texte précise que Jésus envoie les disciples « deux par deux ». Personne n’est installé à son compte dans l’Église ! C’est ensemble que nous devons aller. « Puis il leur dit : la moisson est abondante ». Il ne leur parle pas de mission abondante, mais de MOISSON, c’est-à-dire du résultat.

    Deux messages sont à faire entendre partout : « Paix à cette maison », c’est à-dire à cette famille, à tous ceux qui accueillent cette Paix comme germe de Vie, et, « le Règne de Dieu s’est approché de vous ! » C’est ce que Jésus n’a cessé de dire lui-même, de village en village, lui, « l’homme qui marche » (Christian Bobin), lui qui a semé le grain partout, sur tous les terrains (Lc. 8,4-8). Rien de nouveau donc. Apparemment, non. Mais ce n’est plus Jésus qui parle ici. Ce qu’il a transmis prendra du temps pour porter du fruit. Et ce temps dure encore aujourd’hui.

   « Ouvriers de la moisson », ou « disciples missionnaires » (pape François), nous le sommes tous. Mais la moisson elle-même ne sera pas notre œuvre mais celle de Dieu, finale et définitive. Même si les disciples, de retour, se réjouissent, Jésus leur donne à comprendre que ce qu’ils réalisent sur la terre en essayant de mettre leurs pas dans les siens a grande valeur, certes, mais ne saurait suffire pour que tous les hommes soient sauvés.

   Notons le mot « ouvriers ». Il s’agit d’un travail, d’une œuvre à réaliser, mais ni pour nous-mêmes, ni par nous-mêmes. Du succès ou de l’échec, nous ne saurions nous réjouir, ou nous troubler. Le vrai succès, ce sera la MOISSON qu’il faut appeler de ses vœux et pour laquelle Jésus demande de prier mais qui se trouve uniquement dans le Seigneur qui, par sa Croix, a jeté Satan hors du ciel. Cette certitude doit suffire aux envoyés comme consolation. Rien de plus, être des envoyés heureux mais désarmés comme Jésus le fut.blé mur abbaye maumont

    Le Royaume n’est pas une conquête humaine qui se réaliserait par des exploits successifs. Jésus n’a jamais cherché le succès, mais seulement à aller au bout de la mission confié par son Père : la MOISSON, qui donnera à chacun de rejoindre, avec ses frères, notre véritable patrie, après que ayons donné notre vie comme « disciples missionnaires », ce que nous sommes depuis notre baptême.

   Dis-moi : « Qu’as-tu fait de ton baptême ? » lançait le pape saint Jean-Paul II lors de son premier voyage en France. Appel percutant qui garde toute son actualité. C’est la seule question que Dieu nous pose chaque jour. Soyons « disciples missionnaires » là où nous sommes : cela suffit pour que la moisson blondisse, dès maintenant et pour que le message de Jésus garde « le parfum de l’Évangile » (Pape François).

   BONNES VACANCES !

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