• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Consommateurs d'Eucharistie ou créatures eucharistiées ?

jmclibrededroit0051   SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

   Lc. 9, 11-17

  S’il est un texte inépuisable, toujours donné à découvrir, c’est bien celui que nous lisons aujourd’hui, connu couramment sous le nom de « multiplication des pains » mais qui pourrait aussi se nommer, peut-être plus justement ‘le rassasiement des foules’. Le point essentiel est que chacun reçoit sa part et que nul ne manque de rien au repas du Seigneur. Chacun est « rassasié » comme le souligne le texte. Alors qu’il n’est nullement dit que Jésus « multiplie » les pains et les poissons, mais : « il les bénit, les rompit et les donne ».

   Un autre aspect s’impose d’emblée, relié à la lecture de la Bible et à la tradition de l’Ancien Testament : « cinq pains et deux poissons ». Cinq, comme les cinq livres de la Torah (le Pentateuque), et deux, comme les deux Tables de la Loi ou encore « L’un et l’autre Testament », selon la belle expression du père Paul Beauchamp.

    Il y a donc un au-delà du miracle dans cette manifestation de Jésus comme celui qui " est venu accomplir les Écritures" en se livrant lui-même tout entier comme réponse à la faim des hommes. En effet s’inscrit également dans ce texte la question essentielle que se pose le peuple devant la nourriture que Dieu lui donne au désert, « la manne », mot qui traduit la question : « Qu’est-ce que c’est ? » Sommes-nous des consommateurs d’Eucharistie ou des créatures eucharistiées ? Sommes-nous des êtres émerveillés devant la surabondance que Jésus nous offre (« les restes ») ? Nous voyons combien la célébration de ce jour, comme chaque Eucharistie, nous conduit bien plus loin qu’une simple répétition d’un rite qui se déroulerait sans que nous y ayons notre part, comme si tout revenait à Jésus et ferait de nous des spectateurs passifs. Et bien non ! jmclibrededroit0185

  Percevons-nous que ce que Jésus réalise est en fait un renversement inouï qui nous concerne et nous engage ? Ne soyons pas des habitués, des routiniers de la foi et de la recherche de Dieu. Nous avons tellement à recevoir de lui que nous ne serons jamais rassasiés ! Que notre réceptivité à ses dons devienne désir de davantage encore. Et nous serons comblés.

  jmclibrededroit0424« Qu’est-ce que c’est ? » évoquions-nous plus haut. Telle devrait être notre surprise incessante chaque fois que nous recevons le Corps du Christ. Transformant un peu la question, je préfère mettre un « ! » et le texte devient alors : « Qu’est-ce que c’est ! »

  Il s’agit davantage de se situer en adorateurs et non en spéculateurs devant le don si extraordinaire que Dieu nous fait en son Fils unique. Puisque là réside toute sa joie de Père : nous rendre participants de la vie divine, faire de nous des créatures eucharistiées, c'est-à -dire remplies d’action de grâce pour libérer la vie et la transmettre.

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