• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Notre PAUVRETE : une belle lumière de Carême !

bourgeon abbaye de maumont   4° dimanche de Carême C

   Lc. 15,1-3 ; 11-32

   Poursuivant le parcours entrepris dimanche dernier à partir de la Patience, nous allons nous laisser conduire aujourd’hui par la Pauvreté qui n’est pas envisagée ici dans le sens de la misère matérielle, mais la PAUVRETÉ de cœur.

   Avec les deux frères et leur père, nous est offert ce que nous savons déjà : nous jouissons tous, chacun, chacune, d'un être propre, source des déterminations de notre humanité. Mais notre autonomie radicale dans l’ordre de l’être, n’est-elle pas également le lieu de notre solitude, voire de notre Pauvreté à accueillir comme trésor de notre richesse? Ne sommes-nous pas tous appelés à passer « de l’homme faillible à l’homme capable » ? (Paul Ricoeur)

  Ce passage obligé s’appelle Pauvreté.

  Les trois personnages en présence dans l’évangile d’aujourd’hui nous donnent à voir, me semble t-il, trois aspects de la Pauvreté.

desert sahara abbaye maumont   Avec le fils cadet, nous découvrons L’OUBLI comme pauvreté qui altère toute relation. C’est dans le livre du Deutéronome que nous puisons les paroles fortes que Dieu adresse à Israël pour lui révéler sa pauvreté profonde : « Tu es un peuple à la nuque raide » (Dt. 9,6) ; « Garde-toi d’oublier le Seigneur, ton Dieu ! » (Dt. 8,11). L’oubli éloigne, sépare et suscite la suffisance, la recherche d’une autonomie mal comprise qui nie Dieu et les autres. Mais, Dieu, en excellent pédagogue, ne veut pas qu’un tel homme se perde. : « Souviens-toi de tout le chemin que le Seigneur ton Dieu t’a fait faire pendant quarante ans dans le désert, afin de t’humilier, de t’éprouver et de connaître le fond de ton cœur » (Dt. 8,2). La pauvreté du fils cadet représente un saut de géant de l’oubli à l’humilité : « Je ne suis pas digne…. »

  Le père, situé entre ses deux fils, vit la pauvreté du RETRAIT. Chacun de ses enfants « vit sa vie ». Lui, leur père, reste là, égal à lui-même, vraiment père, mais sans jamais s’imposer. Toujours père aimant veillant sur les siens, vivant l’espérance. Son fils cadet, il l’attend, sûr au fond de son retour. Il sort pour l’embrasser.

 Sa tendresse est immense. bourgeon pâques abbaye maumont

  Pour son fils aîné, révolté, il sort aussi pour le chercher, lui parler, le mettre dans la même posture que lui : l’accueil inconditionnel. Mais, L’INDIFFÉRENCE ET LE REJET le jettent dans les plus subtiles des pauvretés. Quand son père lui : « Tu es toujours avec moi », il ne comprend, il ne veut ni ne peut comprendre. Il vit le repli sur lui qui le coupe de l’Amour. Extrême pauvreté de sa non-reconnaissance de son père et se son frère. Lui seul existe, sans autre vis-à-vis. Les deux frères sont bien nos frères dans la pauvreté, notre expérience fondamentale.

   Les trois aspects que nous avons parcourus nous font comprendre combien il est indispensable de passer par le creuset de la Pauvreté pour accéder à la vraie Vie.

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