• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

La patience de Dieu et la mienne ou le délai de la grâce !

jmclibrededroit0129   3° dimanche de Carême C
   Lc. 13, 1-9

   La puissance de l’amour de Dieu se manifeste plus particulièrement en ce temps préparatoire à Pâques. La liturgie se fait plus précise encore en ce sens durant les trois dimanches qui viennent, c’est-à-dire jusqu’aux Rameaux.

Une question à nous poser peut-être pour nous guider dans notre montée vers Jérusalem avec Jésus : croyons-nous au mystère de Dieu dans sa plénitude ? Sommes-nous des habitués de la foi ? Si ces dimanches insistent sur la conversion, n’est-ce pas précisément pour nous laisser le temps de découvrir Dieu dans la lumière ? La Transfiguration de Jésus lue dimanche dernier nous donnait déjà un indice.

  Nous pourrions articuler notre méditation autour de trois P, un pour chaque dimanche : Patience, Pauvreté, Pardon. Avant de parvenir aux deux Grands P : Passion, Pâques.

  Aujourd’hui, P comme Patience. Il existe dans l’évangile de ce jour deux patiences, aussi importantes l’une que l’autre : la patience de Dieu et la patience que je dois avoir avec moi-même. La patience de Dieu est première et maîtresse pour notre propre patience. Il s’agit d’être patient avec soi-même et ce n’est pas le plus facile ! C’est pourquoi Jésus passe devant en nous livrant le dialogue entre deux hommes aux prises avec leur patience personnelle. Dans lequel nous reconnaissons-nous le mieux ? Ce peut être un petit exercice test ! Se convertir, cela ne se fait en un jour. Ce qui est le plus grand danger de la conversion c’est de trop se regarder soi-même parce que l’on est tombé. Eh alors, la belle affaire !!!

   Patience appelle un autre P à son secours, Porter du fruit. Et nous savons tous combien, du plan mis en terre au figuier, quel temps, quels soins divers sont nécessaires. Porter du fruit, c’est la loi de l’Évangile. Le fruit jaillit de la grâce de Dieu et pas seulement de notre bonne volonté dont nous faisons l’expérience des limites. Le fruit est tout don, tout amour, toute miséricorde. jmclibrededroit0235

  Ne nous laissons pas agacer par notre péché ni décourager par notre misère : nous en sommes tous là ! Dieu veut nous rendre notre beauté. Sans lui, nous ne pouvons rien faire. Nous laisser faire et refaire par lui, par sa Patience à nous pardonner et à redonner vie à nos vies, voilà notre salut et déjà la lumière pascale.

  La première partie de l’évangile de ce dimanche nous met en face de l’ultime question de la mort. Le refoulement de la mort ou son omniprésence, parfois fascinante, est la face visible d’un esclavage fondamental où s’exprime nos réflexes les plus élémentaires que sont la peur, la comparaison de nos conditions de vie, la jalousie et la violence.

   Sans doute est-ce la raison pour laquelle saint Luc couple deux textes en un. Le figuier bêché devient une image parlante qui nous lance un appel à purifier notre foi par la Patience, en osant aller jusqu’à l’invisibilité et au silence de Dieu pour mieux entendre le désir d’être qui nous habite, à consentir à une existence que nous n’avons pas choisie et à la transformer en don, grâce au désarmement du pouvoir qu’exerce sur nous la mort.

jmclibrededroit0450   Soyons des figuiers dociles entre les mains de celui qui veut que nous portions de beaux fruits de vie,

   et de bons ouvriers du délai de la grâce !

   Belle montée vers Pâques !

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