• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

"Voulez-vous vivre la réalisation de son amour ?" (Pape François)

jmclibrededroit0418   5° dimanche T.O. C

   Lc. 5,1-11

   De quel côté sommes-nous ?

  Avez-vous remarqué que l’Évangile, d’une manière générale, donne une place bien particulière aux foules, aux anonymes, aux disciples.

  Toujours à des personnes qui ont à choisir ou non d’écouter Jésus, de le chercher, de le suivre.

  Qu’en est-il dans la page que nous propose saint Luc aujourd’hui ?

   La première place est à « la foule qui se pressait autour de Jésus pour écouter la Parole de Dieu ». Premier indice appelant : la foule écoute non pas Jésus, mais « la Parole de Dieu ». Jésus n’est peut-être encore pour certains qu’un rabbin, ou bien auraient-ils reconnu en lui le seul qui puisse bien parler de Dieu et transmettre sa Parole ? Jésus est là, il parle la Parole. En même temps, il « voit deux barques ». Aucun détail n’est anodin. La barque est un moyen de transport qui permet de se déplacer, de passer d’une rive à l’autre, d’exercer le métier de pêcheur. Jésus s’en sert pour ne pas se laisser absorber par la foule, mais aussi pour montrer déjà que la barque peut être un beau moyen d’évangélisation, pour porter la parole ailleurs, plus loin. Jésus en montant dans la barque qui appartient à Simon dont le nom signifie « celui qui écoute », pose un geste déterminant qui entraîne tout le déroulement de la suite. Jésus enseigne « les foules (le mot est passé au pluriel depuis le verset 1), puis s’adresse à Simon.bateau abbaye maumont

    Jésus est le premier à faire des déplacements, à se rendre présent à tous. « Avance au large et jetez vos filets pour la pêche ! » Jésus prend l’initiative d’un nouvel embarquement. Même si Simon proteste de leur pêche infructueuse, cela ne convient pas à Jésus comme argument. Ce n’en est même pas un à ses yeux. Son projet est en route et Simon-Pierre doit y participer avec ses compagnons. C'est bien là que nous rejoint l'appel final du Pape François au JMJ de Panama : "Voulez-vous vivre la réalisation de son amour?"

   « Sur ta parole ». Simon-Pierre laisse s’éveiller en lui une autre parole que la sienne. Son raisonnement ne tient pas devant la parole, presque l’ordre de Jésus. Il n’écoute plus sa fatigue, ni sa déception, mais s’en remet à Jésus. Voici alors l’abondance inespérée, inattendue. Dieu s’y inscrit. Pierre sait maintenant qui est celui qui lui parle et confesse sans honte sa pauvreté. Jésus est bien celui qui fait passer des ténèbres à la lumière, celui qui tire toujours vers le haut, vers le positif.

   A condition que nous consentions à embarquer, à larguer les amarres, à partir, sans savoir… La foi est le plus grand des risques, mais peut-être celui qui mérite le plus d’y perdre sa vie. Passer de l’éphémère à une aventure livrée à la foi nue en Jésus, avouez qu’il y a bien là un grain de folie. Peut-être « la folie du don » selon l’expression chère au frère Christophe de Tibhirine.

   Quelle intensité dans cette page d’Évangile, remplie d'appels discrets qui nous laissent libres et pourtant tellement porteuse d'audace !!!!

 

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