• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

ATTENDRE !!! Pourquoi attendre ? Attendre quoi, qui ?

brouillard1   1° dimanche de l’AVENT   B

   Mc. 13, 33-37                                                                 

   A regarder autour de nous, l’usage effréné de la vitesse, du « tout tout de suite » appliqué à tout, savons-nous encore attendre ? Comme on attend que le brouillard se lève.

  Formatés par le toujours plus vite, on se croirait sans cesse en compétition pour passer devant et arriver avant.

   Avant qui ?

   Avant quoi ?

  L’impatience partout sème le bruit, l’agitation. ATTENDRE serait devenu synonyme de perdre son temps. Comme si le temps nous appartenait !

   ATTENDRE, ne serait-ce pas plutôt accueillir le temps, en faire son allié, goûter la saveur de l’instant, s’ouvrir à l’événement qui survient si nous lui laissons seulement un peu d’espace pour nous rejoindre. Sinon, il ne se passera jamais rien dont je puisse faire mémoire pour m’en émerveiller encore. Dans le verbe ATTENDRE, il y a TENDRE, un verbe actif qui traduit l’élan, garde en éveil, vise un but. Parfois, nous n’attendons plus rien, tout simplement parce que nous avons mis en veilleuse notre désir et qu’il a perdu de sa force. Attente, un suspens du temps quand tout s’accélère autour de nous. Une attention qui détend le temps et lui rend sa valeur d’enfantement. Du nouveau peut naître, l’imprévu, l’inouï, entrevu, déjà-là, encore inconnu. ATTENDRE n’est jamais au passif, toujours au futur ? Sans cesse au présent.ciel noel abbaye maumont

   L’attente n’improvise pas mais dispose à jouer la partition telle qu’elle se présente, au jour le jour, jusqu’à l’accord final qui ouvre à l’écoute. Le zapping paralyse l’attente, la perturbe, la transgresse. Elle l’agresse même comme un parasite qui s’attaque aux plus belles fleurs, aux fruits les plus prometteurs. Qui peut prétendre vivre vraiment sans attendre ? Certes, L’ATTENTE peut avoir une couleur maussade marquée par l’anxiété. Mais là aussi, ne pouvons-nous pas en faire un usage qui suscite la vie, pour mieux accueillir le temps, qui alors s’éternise, pour le remettre à sa vraie place, au présent, en s’y donnant activement, dans l’ordinaire. Peut-être dans ces moments de maladie par exemple, apprenons-nous à mieux apprivoiser le temps, à lui donner un sens particulier, à cesser de courir . C'est le temps qui peut devenir notre maître de sagesse et de patience.

Tout simplement.

 hymne complies abbaye de maumont J’aime écouter chanter la vieille pendule, fixer les yeux sur le balancier en cuivre qui brille au soleil, me laissant porter par son mouvement régulier où le temps passe, d’un côté à l’autre, donnant à chaque seconde sa note d’éternité dans ce présent où j’existe.

  L’ATTENTE s’oppose au temps mort ou vide, où il ne se passe rien.

  L’ATTENTE se remplit d’elle-même et regarde vers l’au-delà.

  Nous pouvons encore la nommer « veille », frémissement imperceptible.

  Et encore AVENT. Attente, sœur de l’espérance. 

  BEAU TEMPS D'AVENT A TOUS !!!

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