• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Au jour le jour, jusqu'au dernier JOUR... !!!

rose mur abbaye maumont    Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

   Jn. 6,51-58

   Notre communauté jubile encore en ce dimanche avec sœur Bernadette, notre doyenne d’âge, qui célèbre aujourd’hui ses 70 ans de Profession monastique. Oui, vous avez bien lu : 70 ans ! Un bon bail, vaillamment assumé.

   Cette longévité spirituelle n’est-elle pas la plus belle illustration de ce nous fêtons en ce jour : la vie de Jésus donnée jusqu’au bout pour tous ? Qui faisait dire au Dieu du philosophe Pascal : « J’ai versé telle goutte de sang pour toi ! »

   Petite phrase... mais si intense de sens pour que chacun la reçoive personnellement. Je crois vraiment qu’elle traduit parfaitement le désir inscrit au cœur de notre Dieu. Jésus ne nous dit pas autre chose : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ». Comprenons bien qu’il ne s’agit pas de la vie du corps dont chacun sait que, par nature, elle ne peut être éternelle et connaîtra un terme sur terre. La vie éternelle est celle que Dieu sème en nous par ses paroles que nous écoutons, par les sacrements qui nous donnent déjà pleinement accès à propre vie divine. Quel sens octroyer à la venue dans notre chair de Jésus, à sa Passion et à sa Résurrection, si ce n’est le désir qui le pousse à partager ce qu’il est avec chacun de nous !a tout vent abbaye maumont

  La fête d’aujourd’hui met en évidence avec force cette participation à laquelle Dieu nous convoque, là où il nous attend pour venir combler et même dépasser ce que nous pouvons imaginer et même espérer de la part de Dieu qui nous semble si lointain parfois. Mais non, il est là pour toi, pour moi, pour chacun. Sa soif de nous appelle notre soif de lui.

   Un Père de l’Eglise, Grégoire de Nazianze, disait très justement : « Dieu a soif d’être ma soif ». C’est exactement cela que nous célébrons particulièrement en ce jour, comme en chaque Eucharistie. Entendons-nous cette attente de Dieu et nous sentons-nous concernés pour lui répondre ? Dieu n’a jamais rien fait, rien créé pour lui-même, mais tout pour nous, pour que notre vie humaine soit dilatée et rejoigne sa volonté d’amour sur chacun et en soit débordante.

adoration maumont  Passerons-nous à côté d’un tel cadeau, d’une telle main tendue qui recherche la nôtre pour nous faire communier à sa Vie ! Nul doute que Dieu se dit tout entier dans l’Eucharistie.

  C’est le grand livre ouvert, jour après jour et jusqu’au dernier Jour, où nous goûterons sa Parole goutte à goutte dans un éternel face-à-face, dont chaque Eucharistie est déjà la promesse et le gage.

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