• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Un chant à trois voix

fleurs roses et blanches abbaye maumont  Fête de la SAINTE TRINITÉ

                                                                                                          

   Un vieux moine auquel on posait la question : « Pour vous, qui est Dieu ? » répondit simplement : « Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est qu’il me fait vivre ! » Réponse de sagesse, pesée au poids d’une longue expérience, d’une quête inachevée mais pour laquelle il vaut la peine de donner toute sa vie.

    Trois de nos sœurs ont célébré un jubilé de diamant pour deux d’entre elles et d’or pour la plus jeune des trois en la fête de la Pentecôte. Chacune a renouvelé son engagement avec des mots bien à elle. Le même « oui » redonné mais avec sa note personnelle. Un signe de trinité humaine qui sait créer l’unité des cœurs. Les écouter suffisait à nous associer à leur action de grâce pour le passé et à leur confiance en l’avenir. Leur secret ? Laisser venir à elles le Seigneur de leur désir, comme il a voulu, quand il a voulu. N’est-ce pas lui qui nous enseigne ce que dont nous avons vraiment soif, ce que nous avons à rechercher, ce que nous devons attendre ! La Sainte Trinité que nous fêtons en ce jour est un espace ouvert et non un dogme figé.

   Ce que Dieu veut nous dire de lui n’est pas un monologue. C’est bien plutôt un chant à trois voix. L’Evangile nous l’enseigne lorsque nous entendons le Père dire : « Celui-ci est mon Fils, l’Elu, écoutez-le » (Lc. 9, 15). C’est la première voix. La seconde et la troisième la rejoignent quelques versets plus loin : « Jésus tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : ‘Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre…’ » (Lc. 10,21). Paroles qui s’engendrent les unes les autres et laissent percer l’accord final que nous lisons dans l’Apocalypse de saint Jean, au dernier livre de la Bible : « L’Esprit et l’Epouse (c’est-à-dire l’Eglise) disent : «’Viens !’ Que celui qui entende dise : ‘Viens !’ Et que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’eau de la vie, gratuitement » (Ap. 22,17). Ce dernier texte souligne notre place au sein de cette immense circulation de vie qui unit le Père le Fils et l’Esprit Saint.

   En d’autres termes, nous ne pouvons trouver notre place qu’au sein de la Trinité. C’est en elle que nous résidons, en même temps qu’elle a fait sa demeure en nous.

CardinalsBerries    A nous de chanter sans fin : « Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est qui était et qui vient pour les siècles des siècles ».

  Tel est notre Dieu : toujours en relation, jamais seul et y invitant chacun.

   Et cela chaque jour et éternellement. N’oublions pas de joindre nos voix à celle du Père, du Fils et de l’Esprit.

  Pour une « Cantate à UNE unique voix» !!!

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