• Annonciade

    Les Soeurs de l'Annonciade

    Au début du 16ème siècle, Sainte Jeanne de France fonde la Fraternité Annonciade d'inspiration franciscaine. Les Sœurs se mettent sous la protection de la Vierge Marie et la prennent comme modèle.
    Ayez continuellement la Vierge de­vant les yeux
    Prologue de la Règle de l'Annonciade
  • Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît
  • Cisterciens

    Les Cisterciens

    A Cîteaux en Bourgogne fut fondé le premier monastère cistercien au 12ème siècle par trois bénédictins, Saints Robert, Albéric et Etienne. Des Sœurs firent de même à l'abbaye de Tart. La simplicité est un valeur qui leur est importante.
    La mesure d'aimer Dieu, c'est d'aimer sans mesure
    Saint Bernard
  • Carmélites

    Les Carmélites

    Aux 12ème siècle, s'inspirant du prophète Élie, des ermites vivent dans les grottes du Mont Carmel, insistant sur la prière. Au 16ème siècle, Sainte Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix fondent les Carmes déchaussés.
    Aimer, c'est tout donner et se donner soi-même
    Sainte Thérèse de Jésus
  • Clarisses

    Les Clarisses

    Les Clarisses tiennent leur nom de Sainte Claire d'Assise qui fonde cet ordre au 13ème siècle à la demande de Saint François d'Assise. La vertu évangélique de la pauvreté fait toute leur richesse.
    Regarde-le, médite-le, contemple-le,
    Sainte Claire

Petit lexique de la vie monastique

A

Abbaye

Une abbaye est une communauté de moines gouvernée par un abbé. C'est un terme relativement récent : on ne le trouve qu'après le IXe siècle. Avant il n'est question que de "monastères" (maison où vivent des moines). Son usage se répand pour distinguer les monastères normaux ayant à leur tête un abbé, des monastères encore insuffisamment développés et gouvernés par un prieur.

Abbé - Abbesse

Il faut ici se souvenir ici de ce que dit saint Benoît de l'abbé dans le second chapitre de sa Règle : "L'abbé tient dans le monastère la place du Christ". C'est en cette qualité de représentant du Christ, l'unique Maître, qu'on appelle le chef du monastère "abbé". Il porte ce titre parce qu'il parle au nom du Christ aux hommes réunis autour de lui. Saint Benoît y insiste avec force : le premier devoir de l'abbé est d'inculquer à ses moines l'enseignement de Jésus, de le leur rappeler par sa parole et son exemple.L'abbé est élu par ses frères, soit pour un temps indéterminé, qui maintenant prend fin nécessairement à 75 ans, soit pour 6 ans, renouvelables.

B

Bénédictin

Ce terme désigne un moine qui vit selon la Règle de saint Benoît.

D

Devenir moine - moniale

L'entrée dans la vie monastique est progressive. Celui qui désire embrasser la vie monastique commence par faire un séjour à l'hôtellerie ; il entre alors en contact avec le moine chargé des nouveaux frères et, si celui-ci le juge bon, il peut passer quelques jours en communauté, ce qui lui permet de faire davantage connaissance avec le monastère et les moines. Puis s'il persiste dans son désir, il demeure plus longtemps et devient postulant. S'il continue à se plaire au monastère, et si le Maître des novices et le Conseil de l'Abbé reconnaissent en lui des qualités pour être novice, il reçoit l'habit de novice, différent de celui du moine.Le noviciat dure deux ans durant lesquels il n'y a aucun engagement : le novice peut partir d'un jour à l'autre, s'il le désire. S'il persévère, et si la Communauté lui reconnaît les qualités nécessaires pour être moine, s'il "cherche vraiment Dieu", comme le demande saint Benoît, le Père Abbé l'autorise à formuler des voeux d'obéissance et de stabilité dans la communauté et le lieu, pour 3 ans (ou pour 1 an, renouvelables trois fois). Ensuite seulement aura lieu l'engagement définitif, pour la vie, au bout de 6 mois de postulat, 2 ans de noviciat et 3 ans de premiers voeux, qui peuvent être prolongés, soit donc environ 6 ans.

Discernement

Le discernement spirituel est un don nécessaire pour celui qui pratique l’accompagnement, par exemple des novices ou des pénitents. Le discernement est marqué fondamentalement par une aptitude à reconnaître l’action de Dieu dans les personnes accompagnées.

E

Ermite

Du grec eremos qui signifie « désert ». Nom du moine qui a quitté le monastère pour mener en solitaire le combat du désert.

C

Cénobite

Du grec koinos bios qui signifie « vie commune ». Moine vivant dans une communauté de frères.

Chant grégorien

Chant de l’Église romaine en latin dont les codes ont été définis sous le pape Grégoire Ier le Grand. Sa grande beauté peut facilement illustrer l’adage de saint Augustin : « Chanter, c’est prier deux fois » !

Chapitre

Désigne d'abord la pièce du monastère où les moines se réunissent chaque matin pour entendre la lecture d'un chapitre de la Règle de saint Benoît - d'où son nom - et son commentaire par l'abbé. Après l'église, c'était un des haut-lieux du monastère, où les novices faisaient leur dernière demande d'admission en vue de la profession, qui, elle, était prononcée à l'église, après l'évangile. Mais c'était au chapitre que les convers faisaient leur profession. Là se tenaient les assemblées des moines pour les délibérations concernant les affaires importantes de la communauté et pour les élections d'abbés.La réunion des moines du monastère au chapitre dans ces circonstances importantes a pris le nom de "chapitre conventuel", du latin : conventus = réunion. C'est un deuxième sens du mot.Dans cette ligne, le "chapitre général", institué par Etienne Harding, est la réunion de tous les abbés au chapitre de Cîteaux, pour débattre des affaires de l'Ordre. Il se réunissait chaque année. Actuellement, vu le grand nombre des abbayes et surtout leur diffusion dans tout le monde, il se tient tous les 5 ans dans l'Ordre de Cîteaux et tous les 3 ans dans l'O.C.S.O.

Cistercien - cistercienne

Ce mot désigne le moine, la moniale qui vit dans un monastère cistercien. Cet adjectif est formé à partir du nom de l’abbaye de Cîteaux. Cette abbaye, fondée en 1098 par un groupe de moines bénédictins de Molesmes, est à l’origine d’un ordre monastique.

Cloître

Du latin claustrum : "enceinte", désigne d'abord l'enceinte du monastère, dans laquelle, selon la Règle de saint Benoît, on doit trouver tout ce qui intéresse la vie de la communauté. Par excellence, la tradition a réservé ce terme de "cloître" à l'espace clos autour duquel s'ordonnent les principales pièces du monastère, desservies par une galerie rectangulaire. On peut facilement établir un rapport entre l'atrium des maisons romaines et le cloître des monastères. Les premiers cloîtres monastiques apparaissent en Syrie au 5e siècle et étaient en bois. C'est vers 800 que l'on commence à construire des cloîtres en pierre. Mais le premier cloître de Cîteaux était encore tout en bois.Dans les abbayes cisterciennes du Moyen-Âge, sur le cloître, lieu de silence, de prière, de lecture, s'ouvraient les principaux lieux monastiques : l'église, le chapitre, le réfectoire, la cuisine, le chauffoir, le noviciat, le cellier ; le dortoir étant à l'étage. Du fait de cette disposition, le cloître était donc le coeur du monastère. Aussi ce mot est-il devenu synonyme de monastère dans des expression françaises comme "entrer au cloître".

Clôture

Imaginez un corps humain sans peau : comment tiendrait tout l’ensemble (entrailles, squelette,… ) ? Sans être expert en biologie, on se rend compte que la peau est de l’ordre du vital. D’ailleurs, le langage populaire n’associe-t-il pas peau et vie : « Protéger sa peau » ? De même quand la peau est entaillée ou malade : le toucher et les relations en sont altérés. Il y a dans la clôture un petit quelque chose de cette peau… Marquant la limite entre l’intérieur et l’extérieur, elle définit des espaces où chacun peut trouver sa place ; elle offre la possibilité autant d’une intériorité que d’un échange, d’une porosité. Loin d’être une forteresse (comme elle a parfois été vécue dans le passé…), elle est un don précieux pour une qualité personnelle et relationnelle en profondeur.

Communauté

Ce terme désigne l’ensemble des frères, des sœurs qui vivent ensemble. Il signifie aussi un groupe particulier, ou l’Eglise qui est un corps constitué de plusieurs membres dont font partie tous les chrétiens, dont la tête est le Christ.

Convers

Religieux ayant fait des voeux, membres de la communauté. Ils s'adonnaient surtout au travail et parfois servaient d'intermédiaires entre la communauté et le monde extérieur. Ils pouvaient vivre dans des "granges", exploitations agricoles aux alentours, qui dépendaient du monastère. Leur part à l'office divin était réduite au bénéfice du travail manuel. C'est pourquoi ils n'avaient pas droit au titre de "moines". Leurs responsabilités étaient d'ordre matériel, mais ils étaient soutenus par une vie commune, une prière régulière et par l'obéissance.

Conversion

La conversion est intimement liée à la stabilité, l’une et l’autre se maintenant et se vivifiant dans l’obéissance. La conversion… Serait-ce d’essayer de porter un regard toujours neuf et plein d’espérance, sur soi, sur l’autre, sur Dieu ? Serait-ce de consentir à ne pas absolutiser ma pensée, ma lumière, ma volonté du moment et quitter mes certitudes bétonnées ? Serait-ce avoir l’audace de dire ‘je suis en devenir, sur un chemin, créature finie qui a besoin d’avancer, petit pas à petits pas’ ? Serait-ce choisir de se tourner vers Dieu, de préférer sa lumière à nos ténèbres, sa miséricorde à nos ratés, se (laisser) relever soixante dix fois sept fois ? Serait-ce de laisser le Christ me guider dans cette incroyable nouveauté du Royaume qu’il ouvre ? Serait-ce de coopérer à ce que l’Amour soit aimé, connu, partagé, acté ? Serait-ce ce chemin absolument unique que la grâce donne à chacun de faire jusqu’à la Source de Vie ? « Le point d’Archimède à partir duquel je peux, en mon lieu, mouvoir le monde est la transformation de moi-même » (Martin Büber)

Coule

La coule est un ample vêtement blanc, en forme de croix, que revêt la moniale pour les offices liturgiques et les réunions au chapitre. Il est le signe de sa consécration à Dieu.

F

Frère

Nom que se donnent les moines entre eux, du fait qu’ils ont le même père du Ciel, Dieu, et le même père de la Terre, le père abbé du monastère.

H

Habit

L'habit est celui que la Règle prévoit au chapitre 55 : "Deux tuniques, deux coules, un scapulaire, une ceinture". Le scapulaire était à l'origine un vêtement de travail posé sur les épaules dont les pans par devant et par derrière descendaient jusqu'aux genoux. La coule était le cucullus des romains, cette cape à capuchon qu'ils portaient pour se protéger des intempéries.Aux origines de Cîteaux, nos fondateurs ont repris l'habit prévu par la Règle, avec son exigence de pauvreté, donc ils l'ont voulu en laine brute, non teinte : dans les régions où les moutons avaient une toison blanche, l'habit était en laine écrue, dans les régions où la toison des montons était brune, en laine brune, comme en témoigne la célèbre miniature de Saint Waast d'Arras où saint Etienne porte une coule de couleur (voir illustration plus haut) . C'est en 1335 que la coule a été obligatoirement blanche et le scapulaire brun. Plus tard encore, au XVIIe siècle, le scapulaire est devenu noir. À la différence des Bénédictins, la ceinture maintient le scapulaire sur la tunique.Les novices portent un scapulaire blanc, une ceinture de toile et non de cuir, et une chape, au lieu de la coule, réservée à ceux qui ont fait leur engagement définitif. D'où l'expression : "être à la coule", ne plus être un novice.

Humilité

Le mot 'humus' comme le mot 'humilité' comme le mot 'homme', proviennent tous de la même racine signifiant 'terre'. Benoit veut sans doute planter son moine dans la terre, dans l’humus. Il veut nous préserver d’une existence 'hors-sol', comme les fruits et des légumes cultivés en serres sur des substrats neutres et inertes saturés d’engrais chimiques. Il ne nous veut pas "hors communauté des vivants" Et la « bonne chose » qu’il nous offre, c’est le terreau de cette humilité, qui est force et fécondité de la vie, en communion vitale avec les autres vivants, avec nos frères et sœurs en humanité, avec la Création entière.

L

Laudes

Nom de l’office du lever du jour. Il vient directement du latin laudes qui signifie « louanges », parce que ces louanges s’adressent à Dieu plus particulièrement lorsque le soleil se lève, symbole de la résurrection du Christ, au matin de Pâques.

Lectio divina

La lectio divina est une lecture priante de la Bible. La Parole de Dieu est au cœur de notre vie, sa place est primordiale, elle est notre nourriture de chaque jour. La moniale « ne se nourrit pas seulement de pain mais de toute parole venant de la bouche de Dieu ». C’est pourquoi nous la prions, nous la travaillons chaque matin, après les Vigiles et l’oraison personnelle. Dans le silence de la nuit, au scriptorium, en compagnie des autres sœurs, nous cherchons Dieu, nous l’écoutons. Avec la pratique quotidienne de la lectio, nous puisons notre force et notre grâce pour vivre ce que Dieu nous commande pour nos sœurs et le monde.

Liturgie

Du grec leitourgia : leitos qui signifie « public », et ergon, « œuvre ». C’est l’ensemble des règles fixant le déroulement de tous les offices qui composent la prière de l’Église : prières quotidiennes, prières hebdomadaires et célébrations annuelles. C’est l’Œuvre du Christ et l’Œuvre de l’Église. C’est par la liturgie que le peuple de Dieu – et donc les moines – rend le vrai culte à Dieu, par le Christ. Ils y entendent la Parole de Dieu et répondent par les chants et les prières. Le sommet de toutes les actions liturgiques est l’eucharistie : sacrement du corps et du sang du Christ. Dieu s’y donne à nous et nous nous offrons au Père, par le Christ. La liturgie est la nourriture de la vie spirituelle.

M

Moine - Moniale

Le mot "moine", vient du grec monakos qui signifie : "un", "seul". Au début il était réservé pour désigner celui qui vivait seul, retiré à l'écart (anachorète), au désert (ermite). Par suite, les premiers "cénobites", (ceux qui vivent ensemble, en communauté) n'employaient pas ce mot, mais lui préféraient celui de "frères". Puis est apparu un sens plus profond de ce mot. C'est l'intérieur du chrétien, ermite ou cénobite, qui doit être "un" (monakos). Le moine est alors celui qui unifie sa vie selon un seul but que saint Benoît définira plus tard : "Chercher Dieu". Toute sa vie est tournée vers cette seule direction. Au 12e siècle, un cistercien, Geoffroid d'Auxerre fait la synthèse de ces deux sens : "Il n'y a de communauté unifiée que si les moines qui la composent cherchent d'abord leur unité intérieure".

Monastère

Comme le mot abbaye, ce terme désigne l’ensemble des lieux où habite une communauté de moines ou de moniales.

N

Novice

Personne qui, nouvellement entrée dans un monastère, passe un temps de formation avant de prononcer ses vœux, de faire profession. Il loge dans le bâtiment du noviciat, sous la direction du père maître des novices. Ce temps dure une année complète, mais il est précédé du temps du postulat, qui dure d’un à deux ans et qui prépare le noviciat.

0

Obéissance

Tout l’Évangile parle de l’obéissance de Jésus à son Père, à la volonté du Père. Une obéissance, dès lors, qui n’est pas – comme elle reste dans certains stéréotypes – un affadissement de la personne, mais bel et bien le lieu de sa croissance. Jésus en parle même comme de sa nourriture ! C’est dire si rentrer dans ce mouvement d’écoute et de dialogue appelle à faire grandir en liberté, en responsabilité, en humanité et en audace. Et même quand vivre l’obéissance relève à certaines étapes du chemin pascal (RB 68), c’est toujours Pâques qui y germe, c'est-à-dire de la vie. Toute obéissance chrétienne se compose de deux éléments : se laisser faire et agir. Les deux se rencontrent, se compénètrent et la suture devient invisible, tout comme est invisible la suture qui unit obéissance et joie. Parce que l’obéissance a sa racine dans l’amour, les traits de son visage ne doivent jamais se figer. (Adrienne von Speyr)

Office

Dans la règle de saint Benoît, la prière communautaire est appelée Opus Dei ou « Œuvre de Dieu ». La traduction est devenue « office divin ». Selon les familles monastiques le nombre d'office durant la journée peut être de 7 : Vigiles (ou matines), Laudes, Tierce, Sexte, None, Vêpres, Complies.

Oraison

L’oraison personnelle et silencieuse est une prière mentale de courte durée que nous faisons généralement à l’Eglise, en commun après les Vigiles, les Laudes, et les Vêpres. « La prière doit être courte et pure, écrit st Benoît au chapitre 20 de sa Règle, sauf si Dieu, dans sa bonté, nous touche et nous inspire de prier plus longtemps. »

Ordre

Dans la tradition chrétienne, les ordres religieux sont des associations d’hommes ou de femmes qui s’engagent à suivre le Christ dans une vie évangélique. Les membres sont liés publiquement, ou parfois en privé, par des vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance en vue de mener une vie consacrée. Chaque ordre à une orientation particulière, donnée par son fondateur, par exemple Benoît pour les bénédictins, François pour les franciscains…

P

Petites Heures

Ce sont les offices de moindre longueur, entre 10 et 15 minutes, qui scandent la journée au monastère pour constituer le nombre précieux de 7, selon le verset du psaume : « Seigneur, je te louerai sept fois chaque jour » (Psaume 118, 164). Le nom de ces petites heures est calqué sur le nom latin : le lever du soleil étant arbitrairement fixé à six heures, l’office de tierce sera chanté à la troisième heure, c’est-à-dire 9 heures. L’office de sexte sera à la sixième heure, c’est-à-dire midi. Quant à none, qui signifie neuvième heure, les moines le chantent vers 15 heures. Enfin, complies vient du nom latin de cet office, completorium, qui signifie « accompli ». C’est l’ultime office du jour, avant le coucher. Il se termine sur le chant à Notre-Dame, Salve Regina ou Ave Regina Caelorum.

Psalmodie

C’est la manière de chanter les psaumes de l’office divin. Les psaumes sont tirés de la Bible où ils forment un livre de 150 prières. Ces psaumes constituaient l’essentiel de la prière au Temple de Jérusalem et la tradition en attribue un certain nombre au roi David qui les aurait mis en musique à l’aide du psaltérion, proche de nos cithares actuelles. Jésus les a priés, comme tout bon Juif de son temps et sur la Croix, il a repris un verset du psaume 21 qui prophétisait tout son mystère pascal : sa passion, sa mort et sa rwésurrection. Ces psaumes sont répartis dans l’espace d’une semaine, selon la consigne de saint Benoît. Ils peuvent mettre l’accent certains jours sur tel ou tel aspect du mystère chrétien : dimanche, c’est Pâques ; vendredi, la Passion ; samedi, l’attente de la Résurrection ; jeudi, l’Eucharistie ; lundi, la Création. La psalmodie est une prière tout empreinte de paix : il y a un dialogue entre les chantres et les frères de la communauté, préfigurant le dialogue de chacun avec Dieu. Les tons musicaux sont choisis dans la tonalité grégorienne et contribuent à l’atmosphère pacifique de la prière monastique.

R

Règle

Les Bénédictins et Ciesterciens vivent sous la Règle de saint Benoît. Elle a été écrite au VI ème siècle. Il s’agit d’un petit livre de « code de conduite » de vie monastique, et non d’un ouvrage spirituel. Il est très concret et précis. Il offre à la moniale divers « instruments » pour mener une vie dans la ligne de l’Evangile, dans la charité, la vérité et l’obéissance. Elle est actuellement vécue spirituellement. L’Abbesse commente chaque matin, au chapitre, un extrait de la Règle. C’est son enseignement qui dirige et règle nos pas dans la voie du Christ, le chemin de la paix et de l’amour, de la vie en soeurs.

Religieux - religieuse

Le religieux ou la religieuse est une personne consacrée à Dieu, qui s’efforce de vivre au quotidien les préceptes évangéliques. Cette personne a répondu à un appel : suivre Dieu, être à lui de façon radicale. Elle peut appartenir à un Ordre ou à une congrégation, être contemplative ou apostolique.

S

Silence

« Le silence ne consiste pas simplement à se taire, c’est au contraire l’art difficile de servir la parole, quand, où et comme il faut » (St Basile) 213silenceJour après jour, nous tentons de laisser de plus en plus de place au silence dans notre quotidien, comme dans notre tête et notre cœur. Il n’est (évidemment !) pas question de mutisme, mais bien plus d’écoute, d’attention, d’ouverture à ce qui pourrait survenir. Quelle place y aurait-il là où tout est plein ? "Comment savoir quel mot Tu dis si je ne tiens mon cœur ouvert ?" « Le vrai silence n’abîme jamais la charité » (Madeleine Delbrel) Le moine parle peu pour que sa vie parle, pour que sa vie chante. Le silence, lorsqu’il est cultivé, donne une acuité toute neuve, à laquelle chacun est appelé. Même dans la vie parisienne !

Stabilité

« Contempler la face de Dieu, c’est marcher sans cesse à la suite du Verbe » (Grégoire de Nysse) ‘Petite’ phrase de Grégoire de Nysse qui dit à quel point la stabilité n’est pas l’art de se transformer en statue, ni de se momifier. Pour rester dynamique, la stabilité 231stabiliteimplique nécessairement de marcher, de croître, mais autrement que dans un ailleurs. Comme l'arbre qui croît sans pour autant se déplacer physiquement... La stabilité se veut certes en un lieu, mais aussi et surtout en une communauté. Celle avec qui nous faisons alliance. Ce qu’elle est au jour de notre engagement et ce qu’elle sera. « Épouser le devenir de sa communauté ». Et là, à bien réfléchir, peut-être bien que le premier à avoir fait vœu de stabilité, c’est Dieu, l’Emmanuel. « Si deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là » « Moi, je suis toujours avec vous ». En toute joie, en toute épreuve, en toute nouveauté,… Fidélité « jusqu’au bout ». Stabilité dans le oui, stabilité dans la Parole, stabilité dans l’Alliance, stabilité dans l’agir, stabilité dans l'ardeur... La douceur des forts fait de l’homme un arbre de paix. On a massacré les arbres sous prétexte qu’ils ne servaient à rien. Et l’on s’aperçoit aujourd’hui que, sans les arbres, la terre n’est plus féconde. Ce temps a besoin d’hommes qui soient comme des arbres, lourds d’une paix silencieuse qui s’enracine à la fois en pleine terre et en plein ciel.(Olivier Clément)

T

Travail manuel

Il est essentiel dans notre vie car, concrètement, il nous donne les moyens de vivre, de subvenir à nos besoins. Mais Benoît l’inscrit dans la spiritualité monastique, il en fait une grâce en même temps qu’une nécessité qui permet au moine, à la moniale de s’accomplir, de se réaliser. « Quand le moine, la moniale, écrit st Benoît au chapitre 48 de sa Règle, vivent du travail de leurs mains, comme nos Pères et les apôtres, alors ils sont vraiment moines. » Notre vocation, en effet, est de demeurer unie à la condition des hommes dans le monde et de l’assumer. Elle est d’être en communion avec ceux qui peinent. Notre vocation est aussi de continuer, de participer à l’œuvre créatrice de Dieu entreprise depuis les origines de la vie sur terre.

V

Vêpres

Du latin vespera qui signifie « soir », et du grec hesperos qui veut dire « coucher du soleil ». Nom donné à l’office du soir. Cet office marque la fin de l’après-midi et le début de la soirée. Il marque également le changement de jour liturgique, commémore la création du monde et en célèbre la beauté. La veille des grandes fêtes et solennités sont célébrées les premières vêpres. À la fin de cet office est toujours repris le chant de la Vierge Marie, le Magnificat.

Vigiles (ou Matines)

Premier des sept offices de la journée monastique. Il est destiné à sanctifier le temps de la nuit. Il est caractérisé par une psalmodie prolongée (récitation de psaumes alternés), entrecoupée de lectures longues et du chant de répons destinés à l’intériorisation des lectures. L’heure de son début était calculée de manière à ce que l’office des laudes qui le suit commence au lever du jour. C’est l’office le plus intime de la communauté monastique puisque peu de monde vient y participer et que les lectures avec la psalmodie entraînent un climat de prière plus intense.

Vœux

Quand un mojne ou une moniale s’engage, il ou elle prononce des vœux : obéissance, stabilité et conversion de vie chez les Bénédictins et les Cisterciens. D'obéissance, de chasteté et de pauvreté chez les Carmélites, les Clarisses.

 

 

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